L’ombre du vent, Carlos Ruiz Zafòn.

Carlos Ruíz Zafón est un auteur espagnol né en 1964. Il a commencé à écrire des romans jeune, vers 14 ans. On peut distinguer deux « cycles » dans son oeuvre. Ou plutôt la séparer en deux parties. La première est le cimetière des livres oubliés qui regroupe les livres : L’ombre du vent, Le jeu de l’ange et Le prisonnier du ciel.  La seconde partie est Le cycle de la brume constituée de : Le prince de la Brume, Le palais de Minuit et des Lumières de septembre. En revanche, son roman Marina ne s’inscrit pas dans un de ces cycles.

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C’est le premier livre pour adulte de l’auteur. Il est publié en 2001 en Espagne, traduit en 2004 chez Grasset. Je l’ai lu en poche et voici le résumé :
« Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieux mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers.Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets enterrés dans l’âme de la ville : L’Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie »

Je crois que c’est le premier livre pour adulte qui m’a profondément boulversé et m’a sûrement donné d’autant plus envie de devenir libraire. Je l’ai lu à la fin du collège, début lycée il me semble. Et depuis il ne me quitte plus.  C’est d’abord un livre sur la relation père/fils. Puis sur l’amour des livres et plus précisément cette obsession concernant un auteur (vous le savez la mienne est pour Romain Gary …).

« Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui. »

C’est donc l’histoire d’un jeune garçon Daniel Sempere qui va découvrir le cimetière des livres oubliés grâce à son père. Il va pouvoir y choisir un livre à condition de garder le secret concernant ce lieu. Va s’en suivre une enquête sur l’auteur de ce livre nommé L’ombre du vent. Cela va être aussi une quête. Le jeune narrateur va grandir, se découvrir et apprendre à faire face aux secrets qu’il déterre. Son père est libraire. il a donc grandi entouré de livres. Sa mère est morte du Choléra et il l’a peu connu. Le narrateur va dévorer l’ombre du vent en une nuit et va donc essayer de se renseigner par rapport à son auteur mas cela va être plus compliqué que prévu. C’est à ce moment que des personnes vont vouloir récupérer son livre par tous les moyens possibles. Un ami de son père, Gustavo, va conclure un marché avec lui. Daniel va faire la lecture à la fille de Gustavo, Clara qui est aveugle, et pendant ce temps, l’homme va pouvoir feuilleter le livre du jeune homme. C’est le début pour le jeune garçon de sa vie amoureuse. Il va developper des sentiments pour la demoiselle. Lors d’une soirée mouvementée, il va rencontrer Fermìn Romero de Torres. C’est un sdf dont va s’occuper Daniel Sempere et son père. Ce dernier va lui donner un emploi dans la librairie. C’est un homme dont on ne connaît pas bien le passé et qui est très pragmatique.

« Si vous voulez le fond de ma pensée, le cinéma, ça n’est que des fariboles. Pour moi, il s’agit seulement d’un moyen d’abrutir la plèbe, pire encore que le football ou les taureaux. Le cinématographe a été inventé pour amuser les masses analphabètes, et cinquante ans après sa naissance, il n’a pas beaucoup évolué. »

Voilà concernant le résumé, aussi simple que possible, de ce livre. Concernant l’écriture de Carlos Ruiz Zafón, elle est très poétique tout en étant pragmatique. Dans la plupart de ces livres, l’auteur met en avant la bêtise humaine.

« Il faut toujours que les gens qui n’ont pas de vie se mêlent de celle des autres. »

Mais il met aussi en avant l’amitié, l’importance de la famille ainsi que celle des livres. Quand j’ai lu ce livre, j’ai absolument adoré l’univers qui mystérieux, poétique tout en mêlant quête, amour et livres. Je le lis encore régulièrement. C’est un peu un livre doudou, c’est à dire que ce livre a le don de me réconforter, de me faire rêver.

« J’ai grandi entre les livres, en me faisant des amis invisibles dans les pages qui tombaient en poussière et dont je porte encore l’odeur sur les mains. »

J.

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