Big Easy, Ruta Sepetys.

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Auteur : Ruta Sepetys

Traducteur : Bee Formentelli

Éditeur : Gallimard Jeunesse

Collection : Scripto

Parution en France : 2013 (grand format)

Parution en poche : 2016

Prix : 16.50€ (grand format) ou 8.15€ (format poche)

 

Ruta Sepetys est une auteure américaine d’origine lituanienne née à Détroit en 1967. Entourée depuis sa naissance par un monde lié à la culture, elle part à Los Angeles pour travailler dans l’industrie de la musique après avoir étudié la finance internationale.

Elle écrit des romans historiques pour la jeunesse avec pour premier roman Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre paru en 2011 en grand format chez Gallimard jeunesse et en poche en 2015 en poche. Il est notamment recommandé par l’Éducation nationale. Big Easy est son deuxième roman.

Parlons un peu de ce livre, Big Easy. En quelques mots : les années 50, la Nouvelle-Orléans, une jeune fille, des prostituées, un meurtre… c’est à peu près tout ce qu’il faut savoir pour se plonger dans ce roman mais pour les plus curieux d’entre vous je vous laisse découvrir la quatrième de couverture :

Années 50 à La Nouvelle-Orléans. Josie Moraine, 17 ans, n’a pas tiré le gros lot. Fille d’une prostituée qui n’a rien d’une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du Quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir. Pourtant, Josie a un rêve : quitter cette ville, surnommée The Big Easy et pourtant si peu « easy », pour entrer à Smith, prestigieuse université du Massachusetts. Impliquée dans une histoire de meurtre, dépouillée par sa mère et endettée, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l’argent facile. Mais Jo vaut mieux que cela… et ceux qui l’aiment le savent bien.

Dans la chaleur de La Nouvelle-Orléans, on se bat avec Josie contre le sort qui s’acharne, on vibre sur la moto de Jesse, et on se persuade avec Dickens que les « grandes décisions façonnent notre destinée ».

Big Easy est un livre que j’ai lu il y a quelques années déjà mais à l’occasion de sa sortie en poche cette année je me suis dit que j’allais en parler parce qu’effectivement j’avais pris beaucoup de plaisir à me plonger dans l’univers de Jo’ le personnage principal. On peut qualifier ce roman d’un roman historique nous transportant dans le quartier français de la Nouvelle-Orléans durant les années 50 : trafic, prostitution, la vie n’est simple pour personne et encore moins pour Jo’ qui cherche à partir de cette ville, à couper les ponts avec cette mère qui n’en est pas une… pour se destiner à quelque chose de plus grand, des études, une vie qu’elle choisit.

« Ma mère est prostituée. Bon, il y a prostituée et prostituée. Disons que ce n’est pas le genre à faire le trottoir ; elle n’a rien d’une vulgaire fille des rues. Au contraire, elle est très jolie, porte de ravissants vêtements et s’exprime assez correctement. Mais elle couche avec des hommes contre de l’argent ou des cadeaux, ce qui, selon le dictionnaire, fait d’elle une prostituée. »

Extrait p.5

Ainsi commence ce livre. On y trouve un ton calme, parfois humoristique, parfois scientifique mais toujours du point de vue de Jo. Un récit écrit à la première personne du singulier et c’est ça qui lui donne toute sa force ! On est Jo’ pendant ces pages, sa vie est la notre et l’auteure a réellement réussi à m’emmener à la Nouvelle-Orléans à travers ses phrases, ses mots qui sont toujours bien choisi, rien n’est laissé au hasard on n’a pas se sentiment d’aller quelque part sans trop savoir ce qu’on va faire de nous, ce n’est pas du tout décousu. On est perdu, laissé au milieu de ce monde mais l’auteure sait très bien ou elle va et j’avoue que j’ai pris plaisir à me perdre dans ces rues.

Pour ce qui est des personnages… Il y en a pour tous les goûts, des excentriques, des gentils, des intelligents… On se prend d’affection pour certains d’entre eux en passant outre les préjugés qu’on peut avoir sur un groupe de personne comme ces prostituées. On apprend à les connaître, eux et leurs histoires : Willie, Cokie, Louise et Josie… Bien évidemment on ne peut pas être d’accord avec tout ce qu’ils font, tout ce qu’ils pensent et il est vrai que Jo’ m’avait souvent énervée mais ça fait le charme d’un personnage. Comme nous, ils ne sont pas parfaits et à vrai dire j’ai plus eu l’impression d’avoir affaire à des personnes que des personnages. Il y a une certaine réalité qui ressort de ce livre et c’est assez incroyable.

Enfin, j’aimerais revenir sur le contexte historique rapidement qui, bien qu’on ne connaisse pas très bien cette période, cette ville, ces coutumes l’auteur emploi un langage typique de cette région des États-Unis et de cette époque ce qui nous plonge totalement dans le récit. Comme je l’ai dit plus tôt, on n’a pas vraiment l’impression de lire un livre mais plutôt de remonter le temps. Et pour celles et ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un coroner, un Boogie man ou encore le sazerac, un glossaire est présent à la fin du livre !

C’est donc un livre qui m’a énormément plu et que je conseille pour sa richesse, sa force et son histoire ! Cependant il faut se rappelle que cela traite de sujets qui ne conviennent pas pour tous les publics !

L.

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