Nos lectures islandaises

Voici la vidéo sur ces deux livres : https://www.youtube.com/watch?v=_s6WbPiNEZA

Bon visionnage !

Rosa candida, Auður Ava Ólafsdóttir

rosa candida.jpg

 

Auður Ava Ólafsdóttir est une auteure islandaise née en 1958 à Reykjavik. Elle est professeur d’histoire de l’art à l’université d’Islande ainsi que directrice du Musée de l’université d’Islande. Rosa Candida est son troisième roman. Il a été publié chez Zulma : en France en grand format en août 2010 et en poche en mai 2015. Il m’a été conseillé à la librairie Bookstore à Biarritz. Je l’ai acheté en format poche (8.95€ et 288 pages). Un roman traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson.

Plusieurs résumés ont été fait je vous en mets celui qui apparait sur mon exemplaire bien que je ne sois pas convaincue. En effet, il laisse penser une chose alors que ce n’est pas le cas. Une histoire de mots : tout est toujours histoire de mots et mots d’une histoire.

Résumé :

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljotur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Envolons-nous pour l’Islande… mais aussi pour d’autres destinations. Ce roman relate en fait un voyage. Le début de l’histoire prend en effet place dans ce pays, assez reconnaissable aux descriptions qu’on peut y lire mais cela ne va pas durer. Le personnage est bien évidemment attaché à son île natale, à son identité mais il va justement faire le choix de partir à cause de cette identité. Mais revenons aux lieux. L’auteur arrive à nous téléporter en Islande tant c’est bien décrit, de manière détaillée tout en laissant place à l’imagination. Puis, comme le personnage principal, nous voyageons avec lui par la suite. Nous sommes à ses côtés dans l’avion, dans la voiture, dans les endroits où il se rend et c’est extrêmement facile de s’y voir car le personnage découvre ces endroits en même temps que nous. Quand je parle de ce livre, je dis surtout qu’on est dans une bulle. Il fait partie des rares livres qui me font oublier les choses qui m’entourent, pas de pensées parasites, rien. Et ce, juste en lisant une phrase !

« Il conduit si lentement à travers le champ de lave hérissé que je peux contempler à loisir les oiseaux perchés à intervalles réguliers sur les sommets pointus de couleur violette dans l’aube tachetée de bleu, comme ça à l’infini, mesure après mesure, comme la partition mélancolique d’une œuvre musicale qui va crescendo. »

Extrait p. 17

Et c’est certainement dû à l’écriture. Elle est belle, délicate et même simple. Mais d’une simplicité très belle. L’auteure a eu le pouvoir de faire voyager mon esprit, mes idées, ma conscience et ce n’est pas chose facile. Je n’ai pas pu lire ce livre d’une traite, et j’avais d’autres lectures à côté mais quand je voulais passer un bon moment, avec quelque chose de simple mais tout de même recherché, je choisissais ce livre parce qu’il remplit toutes les conditions. Bien évidemment je n’ai pas lu les mots en Islandais, mais la traduction est vraiment très belle. Finalement pour résumer cette écriture je dirais qu’elle est dépaysant et je ne vous conseillerais jamais assez de vous plonger ne serait-ce que dans l’écriture d’Auður Ava Ólafsdóttir.

Parlons de l’histoire. Comme je l’ai dit plus haut, c’est l’histoire d’un voyage, d’une identité mais aussi d’une passion. Le personnage principal, suite à des évènements marquants dans sa vie se retrouve perdu et a pour seul repère sa passion pour les fleurs et plus en particulier pour les roses. Il prend donc quelques boutures de Rosa Candida et s’envole pour un emploi sur le continent où il devra redonner vie à une des roseraies les plus célèbres. La destination, elle reste mystérieuse. Nous avons des paysages, des descriptions, des personnes et quelques indices mais ni le nom d’un pays ni celui d’un village n’est mentionné. Et finalement les lieux n’ont pas non plus d’identité. Arnljotur est aussi à la quête d’un sens dans sa vie, père d’une petite fille qu’il ne connais que très peu, il va chercher son rôle pour cette petite mais aussi dans sa famille entre son père livré à lui-même et son frère handicapé.

C’est un roman sur la vie, sur l’identité, sur les passions qui nous animent. On y voit progresser des personnages attachants, aux caractères particuliers. C’est un roman que j’ai trouvé magnifique et qui m’a transportée ! De plus j’aime énormément les éditions Zulma que ce soit au niveau de leurs choix éditoriaux, des couvertures toujours originales ou de la mise en page très agréable ! Je vous conseille vraiment ce roman !

L.

Karitas : L’esquisse d’un rêve, Kristin Marja Baldursdottir

Kristin Marja Baldursdottir est une auteur très connue en Islande née en 1949. Elle a écrit 4 romans, un recueil de nouvelles et une biographie.

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J’ai acheté Karitas : L’esquisse d’un rêve à la librairie La Belle Aventure à Poitiers. Je l’ai acheté aux éditions points à 8,40€. Il est paru en 2008. Il y a un second tome : L’art de la vie : Karitas tome 2.
Voici le résumé : « Karitas rêve d’être peintre. Dans la ferme familiale, perdue au fond d’un fjord d’Islande, elle dessine, comme son père disparu en mer le lui a appris. Vouée à saler les harengs, son destin bascule quand une mystérieuse artiste révèle son talent et l’envoie à l’académie des Beaux-Arts de Copenhague. À son retour, Karitas n’a qu’un souhait : monter son exposition et consacrer sa vie à l’art abstrait. »

Le livre est divisé en 3 parties. Dans la vidéo je vous ai parlé des différents thèmes développés  dans ce roman. Dans cet article, je vais plus m’attarder sur le personnage de Karitas et sur l’écriture.

J’ai adoré le personnage de Karitas. En effet, l’auteur a réussi à développer ces trois aspects d’une vie : être une femme, une artiste et une mère en même temps.De manière générale, nous sommes toutes potentiellement, amenées à avoir à faire face à genre de situation dans le sens où on aura sûrement à gérer notre vie professionnelle, notre vie amoureuse / familiale et notre féminité. C’est le réel enjeu du bouquin. Karitas vit dans un siècle (début du 19ème) où pouvoir assumer ces 3 rôles est très difficile. En particulier sa féminité et une vie professionnelle. Car la femme doit rester aux fourneaux, s’occuper de ses enfants et faire le ménage. Une femme ayant une vie active est mal vue quand cela est possible. Je ne veux pas dire que ce livre est féministe car je ne pense pas que cela soit le but de Kristin Marja Baldursdottir. L’auteur a plus pour but de nous faire réfléchir sur la condition de la femme et sur ce que nous pouvons faire tout simplement.  Karitas est vraiment le symbole de la femme qui veut vivre de sa passion tout en étant une mère et une femme épanouie.  Cette héroïne est vraiment très bien décrite, on ressent ses émotions et surtout, on va vouloir vraiment prendre position par rapport à ses choix. C’est vraiment un personnage complet. Karitas  m’a fait me poser plein de questions. Que ce soit sur la condition de la femme ou bien sur le fait d’avoir à combiner nos passions avec notre vie.

Cependant, j’ai mis du temps à me plonger dans l’histoire. Les événements clefs mettent du temps à venir. L’écriture est très poétique et contemplative. On ressent vraiment les pensées des personnages à chaques instants de leurs vies. Chaque mot est juste et j’ai trouvé qu’il n’y avait pas de superflu. Tout va droit au coeur ! Les descriptions des paysages sont magnifiques. On s’imagine totalement ces derniers et c’est très agréable, je trouve, d’avoir des descriptions très précises sans ressentir de longueur. Surtout lorsqu’on ne connaît pas le pays où se passe l’intrigue. Ça vaut vraiment le coup de lire plusieurs chapitres si on accroche pas tout de suite. Ce fut une belle découverte car je n’avais jamais lu de livres avec ce type d’écriture là.

Donc je conseille ce livre à toutes les personnes qui aiment ce type d’écriture mais aussi à toutes celles qui ont envie d’essayer de s’ouvrir à cette littérature. Ce livre est une pépite que ce soit concernant les personnages qui sont dotés d’un courage et d’une force hors norme ou bien concernant les thèmes qui sont réellement développés tout ça à l’aide d’une écriture qui sait les mettre en valeur.

J.

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