Un bon million ! Ou le démembrement de Lemuel Pitkin. Nathanael West

 9791091504126FS.gifNathanael West (1903-1940) a pour vrai nom Nathan Wallenstein Weinstein. Il a été scénariste pour Columbia Picture à Hollywood. Il s’est suicidé dans un accident de voiture le lendemain de la mort de Francis Scott Fitzgerald, un de ses amis.

Un bon million ! Ou le démembrement de Lemuel Pitkin est d’abord paru aux éditions de l’arbre vengeur en 2014. Cette maison a pour ligne éditoriale la « littérature insolente et exigeante ».

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J’ai lu ce livre mais publié aux éditions de la table ronde. Il appartient à la collection la petite vermillon. Il est traduit de l’anglais par Catherine Delavallade. Il a été publié en mai 2016. C’est une amie qui me l’a conseillé lors du salon lire en poche. De plus c’est un des coups de coeur de la librairie  bordelaise La Machine à Lire.  Voici le résumé :

J’ai dévoré ce livre. Une fois lancée, je n’ai pas pu m’arrêter et c’est vraiment agréable comme sensation. Je vais commencer par parler de  l’écriture de l’écrivain. Elle est légère dans le bon sens du terme. C’est à dire que le ton est jovial, toujours positif. L’auteur a réussi à instaurer une certaine proximité entre lui et le lecteur. Il se glisse se régulièrement dans le récit en intervenant directement :
« Mais je ne veux pas entretenir plus longtemps le mystère pour mes lecteurs ».

Tout au long du roman, il alterne entre Lem et notre héros. Ça instaure une atmosphère chaleureuse. On se sent impliqué dans le roman avec l’utilisation quasi constante du nous. J’aime cette ambiance où l’auteur nous parle directement et nous implique dans son récit. Son écriture est très fluide, on ne s’ennuie jamais.  Dans la structure même du livre, il y a une alternance entre Lem et une de ses amies d’enfance.

Ensuite, l’histoire parle d’un jeune homme voulant gagner de l’argent pour pouvoir aider sa mère à récupérer sa maison. Il part alors à New York pour vivre le rêve américain. Cependant, il va y vivre des nombreuses péripéties, mésaventures. Sachant que l’histoire est racontée à la troisième personne du singulier, on n’a pas accès aux pensées des personnages.  L’auteur réussi à donner beaucoup de profondeur à ce personnage. On sent du courage, de l’obstination. Il se relèvera toujours. Nathanael West fait une réelle satire de sa société avec de l’humour, en montrant le grotesque des situations.  Enfin, ce livre montre les défauts du rêve américain tel qu’on le voit. Je ne vais pas vous en dire plus pour ne pas spoiler. Tout est dit de manière subtile et c’est super agréable.

Je vais le relire très vite parce que je pense qu’avec une lecture, je suis passée à côté de détails.Cela montre la richesse de ce livre.

Je recommande très très fortement ce livre. Les 185 pages se lisent en une journée maximum. C’est mon second coup de coeur de cette année après Grossir le ciel de Franck Bouysse.

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