Nos lectures Colombiennes.

Les Réputations de Juan Gabriel Vasquez

Pour la Colombie, et après les conseils d’une libraire de Mollat, j’ai choisi Les Réputations de Juan Gabriel Vasquez. Ce livre a été publié en 2014 chez Seuil en grand format. Je l’ai lu en format poche (Point) sorti en septembre 2015 et traduit de l’espagnol par Isabelle Gugnon. Ce roman fait partis de la sélection 2016 du prix du meilleur roman des lecteurs de Points.

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Résumé 
:

« Célèbre caricaturiste politique colombien, pouvant renverser un député ou abroger une loi avec pour seules armes du papier et de l’encre de Chine, Javier Mallarino est une légende vivante. Quand une interview le ramène vingt-huit ans en arrière, à une soirée marquée par la mort suspecte d’un député, Javier est conduit à faire son examen de conscience et à reconsidérer sa place dans la société »

Juan Gabriel Vasquez nous dépeint donc la société Colombienne à travers les yeux d’un caricaturiste. Un point de vue tout à fait intéressant ! En effet, à travers les yeux de Javier Mallarino nous observons le travail d’un caricaturiste, la traduction qu’il fait lui-même du monde et de ce qu’il voit pour ensuite coucher cela sur le papier. Le fait de s’intéresser non au caricatures mais au caricaturiste m’a beaucoup plu. En effet, nous avons ici un zoom sur la vie d’un caricaturiste, sa façon de voir les choses, ce qu’il pense, de la conscience qu’il a des effets de son travail sur la société ainsi que les menaces qu’il peut recevoir et donc les conséquences que ça a sur sa vie personnelle et sur lui-même. Aujourd’hui plus que jamais on peut être touché par ce genre de récit et pour ce livre en particulier qui rappelle les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015. Personnellement j’ai vu ce livre comme un enrichissement me permettant d’avoir un œil nouveau sur le monde des médias dans un autre pays.

Le début du roman reste très général sur le métier avec bien évidemment le personnage principal qu’est Javier Mallarino. Le récit prend une tout autre tournure lorsque le caricaturiste est interviewé. C’est alors qu’on a l’insertion d’un deuxième personnage. A travers ce dernier on a un deuxième récit qui s’insère dans le premier. J’ai trouvé ça dommage, un peu léger à vrai dire. J’ai eu l’impression que cette histoire faisait office d’excuse pour dire les choses et les mettre en forme. J’aurais préféré les connaître plus directement, que les paroles soient plus crues ! Cependant, cette histoire et ce personnage introduit des thèmes important que le caricaturiste mais par extension, l’auteur dénonce et j’ai vraiment aimé ce côté dénonciateur. Je ne pourrais pas vous donner ce thème, ça révèlerais les trois quarts du bouquin !

Cependant, j’ai beaucoup aimé ce livre, au niveau de l’écriture, il est très facile et très rapide à lire. Tout est fluide et on a l’impression d’être à Bogota avec les personnages ! Du point de vue du contenu et comme je l’ai déjà dit il est très intéressant et sans m’en apercevoir, j’ai vraiment cru que ce Javier Mallarino existait dans la vrai vie, en Colombie. Je suis totalement entrée dans le roman, dans la vie de ce caricaturiste de talent qui fait un point sur sa vie, sur ce qu’il a, et sur ce qu’il veut maintenant qu’il est reconnu et qu’il a toute une carrière derrière lui.

« Au fil des minutes, Mallarino en arrivait même à oublier l’indignation, l’irritation ou le simple désir de constatation qui étaient à l’origine du dessin…. »

J’ai vraiment aimé ce livre pour ce qu’il dénonce, pour ce qu’il explique, ce qu’il dévoile mais aussi pour ce qu’il représente. des thèmes m’ont particulièrement touchée et c’est décrit et mené d’une manière passionnée et passionnante !

L.

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez

Ce livre s’est imposé lorsqu’on a su les résultats du sondage. C’est un classique de la littérature colombienne et reconnu mondialement. Il est paru en 1967. En franc, il est publié aux éditions du seuil en 1968 pour la première fois.

Capture d’écran 2016-08-27 à 18.58.24.pngRésumé :

« Cent Ans de solitude. Epopée de la fondation, de la grandeur et de la décadence du village de Macondo, et de sa plus illustre famille de pionniers, aux prises avec l’histoire cruelle et dérisoire d’une de ces républiques latino-américaines tellement invraisemblables qu’elles nous paraissent encore en marge de l’Histoire. Cent Ans de solitude est ce théâtre géant où les mythes engendrent les hommes qui à leur tour engendrent les mythes, comme chez Homère, Cervantes ou Rabelais. Chronique universelle d’un microcosme isolé du reste du monde -avec sa fabuleuse genèse, l’histoire de sa dynastie, ses fléaux et ses guerres, ses constructions et ses destructions, son apocalypse- « boucle de temps » refermée dans un livre où l’auteur et le dernier de sa lignée de personnages apparaissent indissolublement complices, à cause de « faits réels auxquels personne ne croit plus mais qui avaient si bien affecté leur vie qu’ils se trouvaient tous deux, à la dérive, sur le ressac d’un monde révolu dont ne subsistait que la nostalgie ».

C’est donc l’histoire de la famille Buendía sur 7 générations dans un village fictif : Macondo, condamnée à vivre 100 ans de solitude à cause d’une prophétie. Tout d’abord, cette histoire se passe vers le 14ème siècle. L’auteur accorde une importance au merveilleux dans le livre. Certains événements se produisent et cela peut nous paraître étrange mais tout semble évident pour les personnages concernés. Le phénomène merveilleux, fantastique, le plus important dans le livre est la prophétie. D’ailleurs pour caractériser ce mélange entre réalité et fiction, on parle de réalisme magique. L’écriture trouve un équilibre subtil entre réel et fantastique et cela m’a beaucoup plu. La solitude est évidemment un thème central. On a l’impression que tous les membres de cette famille doivent en souffrir. L’exemple le plus frappant est a début du livre lorsque le village se trouve isolé de la modernité et que la famille s’en méfie en dehors d’un personnage. En plus de suivre l’évolution de la famille Buendia, on suit l’agrandissement du village ainsi. On découvre la guerre, le développement du village  ainsi que la peste. De nombreux sujets sont abordés et cela m’a beaucoup plu. En effet, l’auteur a toujours réussi, selon moi, à trouver la bonne manière pour aborder ces sujets.

J’ai beaucoup aimé son écriture qui est un subtil équilibre entre le réel, la fiction mais tout en restant juste. L’histoire peut paraître complexe mais j’ai trouvé qu’une fois qu’on est dans le livre, on ne peut plus le lâcher. On se laisse prendre dans cette grande histoire de famille. De plus, grande qualité pour un livre qui est, je suppose, recherchée par beaucoup de lecteur, il nous fait réfléchir sur les grands thèmes qu’il aborde. J’ai aimé cette réflexion. Pour moi, c’est ça le rôle d’un livre : c’est de nous faire réfléchir pour nous faire grandir, pour nous faire découvrir de nouvelles choses.

Je recommande donc très fortement ce livre.

J.

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