Les Contes Merveilleux, Hermann Hesse

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Hermann Hesse est un poète, romancier, essayiste mais aussi un peintre allemand. ll est né en 1877  et mort en 1967. Il a obtenu le prix Nobel de Littérature en 1946. Il a aussi été libraire à ses débuts. Dans la plupart des oeuvres de Hesse, il y a une part d’autobiographie en particulier dans Le Loup Des Steppes (1927). Ce dernier s’ajoute à la liste de ses oeuvres les plus connues comme Peter Camenzind (1904) ou bien Siddharta (1922).  Le lyrisme est très présent dans son oeuvre.

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Les Contes Merveilleux ont d’abord été édités en 1920 sous le titre de Contes, dans un deuxième temps sous le titre de Fables en 1935 et enfin, dans un troisième temps, sous le titre de Voyages imaginaires en 1945. C’est en 1994 qu’Actes Sud a publié ce recueil de contes dans sa collection de poche : Babel. La traductrice est Jeanne-Marie Gaillard-Paquet.

Voici le résumé proposé par la maison d’édition : « Ici, les héros providentiels l’emportent sur les souverains maléfiques, les pauvres hères découvrent des contrées utopiques, les vagabonds transforment la boue en or : dans la pure tradition du genre, ces Contes merveilleux laissent au rêve et à l’imagination — dont Hermann Hesse lui-même dit qu’ »ils ne sont rien d’autre que des formes de l’amour » — la place maîtresse. Le premier conte du grand écrivain, publié dans ce recueil, fut écrit alors qu’il avait dix ans. Tout au long de sa vie, qu’il consacra essentiellement à son œuvre romanesque, il ne cessa de donner corps et substance aux créatures archétypales des contes enfantins, les revisitant avec toute la force de son propre imaginaire. Le présent recueil propose une sélection de quinze contes, dont le dernier date de 1953. »

Ce recueil coûte 7,70€ et regroupe donc 15 contes.

J’ai choisi ce livre seule à Mollat. La première raison de ce choix est que la littérature allemande m’intéresse énormément. J’allais partir faire mon stage en Allemagne. C’était donc le moment parfait pour me remettre dans les classiques de la littérature allemande. J’avais déjà lu la poésie de cet écrivain et j’avais beaucoup aimé. La deuxième raison est que le conte est un genre qui m’attire. Et je ne connaissais pas les contes d’Hesse. La troisième raison est toute simple. J’aime beaucoup la qualité de la collection Babel. Celle ci montre qu’une collection de poche n’est pas synonyme de mauvaise qualité ou bien de travail moins approfondi de la part des éditeurs. Le papier est très agréable (détail important pour les grands lecteurs) et la typographie est de la bonne taille. De plus, les livres sont résistants. Je veux dire par là que pour les livres que j’ai lu et relu dans cette collection sont peu abimés au niveau de la tranche (zone fragile et que j’abime en premier avec la plupart de mes livres). Toutes ces raisons ont fait que j’ai choisi ce livre spontanément.

Les contes sont tous assez courts. Étant adepte des nouvelles, j’ai apprécié cela car je pouvais lire un ou deux contes avant d’aller me coucher. Je reprenais le lendemain un nouveau conte et ainsi, je n’avais le temps d’adaptation nécessaire pour un roman afin de se replonger dans l’intrigue du livre.

Le premier conte, Les Deux Frères, fait à peine plus d’une page (recto verso) mais est très frappante. Ce qui est frappant aussi est le fait que l’auteur l’a écrite à 10ans. C’est son premier texte en prose. Malgré la brièveté de ce conte, Hesse réussi à nous faire retenir la morale de ce conte qui est de ne pas rejeter ceux qui sont différents physiquement de nous car le physique n’est pas la seule chose qui nous caractérise. Le « Il était une fois » nous met directement dans l’ambiance des contes de notre enfance. J’aime cette sensation lorsqu’on retrouve, ici cette formule, quelque chose de familier.

Le Rêve Du Poète est un conte plus long écrit en 1926. C’est un conte très lyrique. Il s’agit d’un romancier écrivant aussi des poèmes. Cependant ce romancier n’arrive pas à  satisfaire ses ambitions. Il rêve d’être à la hauteur des Anciens tel que Goethe. On a une réflexion sur le fait de se comparer aux anciens au lieu de se comparer aux personnes de notre époque. L’autre idée amenée par Hesse dans ce conte, est le problème de l’inspiration. Le poète va se promener et laisser ses pensées vagabonder lorsqu’il n’a pas l’inspiration nécessaire pour avancer dans son travail. C’est un très beau conte qui m’a beaucoup touché. On ressent les attentes du personnages ainsi que ses déceptions. On se laisse aller à travers le rêve du poète durant sa promenade ce qui est très agréable.  Peut-être que ce conte est inspiré des problèmes qu’a eu Hesse pour écrire …

J’ai particulièrement aimé ces deux contes mais tous les autres sont aussi très intéressants. J’ai lu ce recueil très facilement. L’écriture de l’écrivain est très agréable car poétique. Et les contes apportent une morale. J’ai aimé pouvoir réfléchir à ces différentes morales; Et cela m’a permis d’approfondir ma connaissance de la littérature allemande ainsi que de découvrir des contes. Je le recommande vivement !

J.

 » Il est primordial, pour le lecteur entretenant un rapport vivant avec la littérature universelle, d’apprendre avant tout à se connaître pour savoir quels textes le toucheront : il n’a pas à suivre un schéma ou un programme culturel ! Il doit emprunter le chemin de l’amour, non celui du devoir. « 

Une bibliothèque de littérature universelle.

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