Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé et illustré par Benjamin Bachelier

Capture d’écran 2016-09-30 à 19.27.30.pngLaurent Gaudé un auteur né en 1972. Le soleil des Scorta est publié en 2004 chez Actes Sud. Benjamin Bachelier est né en 1975. Il a fait les beaux-arts à Angoulême. C’est la première fois que ces peintures sont dans un livre.

Le soleil des Scorta a reçu le prix Goncourt ainsi que le prix du roman populiste et le prix du jury Jean Giono.

Pour la version illustrée, elle est composée de 376 pages et de 100 illustrations. C’est une version reliée sous jaquette. À l’intérieur de la jaquette, la généalogie de la famille Scorta est dessinée. Le prix est de 32€.

Le résumé proposé par Actes Sud est le suivant :

« Parce qu’un viol a fondé leur lignée, mes Scorta sont nés dans l’opprobre. À Montepuccio, leur petit village d’Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent « l’argent de New York », leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse ; une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela –dont la voix se noue ici à la chronique objective des événements – confie à son contemporain, l’ancien curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer. »

L’écriture de Gaudé est très particulière. Elle laisse une grande place « aux voix » des personnages. C’est une particularité de l’écriture de Laurent Gaudé qu’on retrouve dans la plupart de ces oeuvres Tout le long du roman, on suit les confessions du personnage Carmella. Laurent Gaudé fait régulièrement ressortir les voix dans ses romans. Avec une langue simple, il réussit à nous faire entrer dans l’univers d’une famille qui tente d’améliorer son destin. L’auteur nous livre les secrets d’une famille qui veut changer sa destinée malgré tous les handicaps. Ce qui ressort de ce livre, c’est l’humanité présente en chacun de nous, même chez les personnes qui nous semblent en être démunie.

Capture d’écran 2016-09-30 à 19.27.36.png
On peut distinguer deux types d’illustrations dans le livre. Il y a celles où les couleurs sont très présentes. Ces illustrations sont là pour la plupart, pour montrer des scènes de joies durant la vie des Scorta. L’illustration suivante est située vers la fin du livre et représente un déjeuner de famille où la bonne humeur et la joie règne. Le second type d’illustrations concernent celles où il y a peu ou pas de couleurs. Ces illustrations montrent la violence d’un visage, d’une scène. Benjamin Bachelier montre qu’avec peu de couleurs, la violence peut être dépeinte de manière très forte. Lorsqu’on déplie la jaquette, on découvre que la généalogie de la famille Scorta est dessinée. Les couleurs utilisées sont plus violentes avec le rouge notamment. Cela renvoie à la réalité de cette famille et à son combat pour gagner, regagner sa dignité face aux villageois. Benjamin Bachelier a représenté certains membres de cette famille. Ces dessins restent doux malgré la présence du rouge. Le blanc et le rose atténuent la violence présente et met en évidence les liens unissant cette famille. Avant de déplier totalement la jaquette, on voit un dessin avec un cimetière représenté en bleu sur un fond jaune. Cela montre l’aspect tragique de la vie des Scorta. Capture d’écran 2016-09-30 à 19.27.42.png

Ce roman de Laurent Gaudé m’a vraiment beaucoup ému. J’ai ressenti la volonté profonde des personnages voulant toujours donner le meilleur pour leur famille tout en faisant des choix très durs. Ce livre est un de mes livres préférés grâce à la poésie qui s’en dégage. On découvre aussi l’Italie car Montepuccio est inspiré d’un petit village réel.

J’ai beaucoup apprécié cette adaptation. J’ai trouvé que les illustrations de Benjamin Bachelier étaient fidèles à l’esprit du livre et à l’écriture de Laurent Gaudé. C’était un pari risqué mais relevé avec brio. Je pense que l’image apporte réellement un coté poétique à l’œuvre sans que cela ne prenne la place du texte. Le seul point négatif que je peux relever est que les illustrations (toutes sur des doubles pages) sont insérées alors que la phrase n’est pas terminée. Cela bloque parfois la lecture et on doit d’abord finir la phrase avant de revenir à l’illustration. Je l’ai découvert grâce à mes parents qui me l’ont offert pour un noël.

Pour finir, voici la première illustration du livre :

Capture d’écran 2016-09-30 à 19.27.49.png

J.

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